La  DALLE  FUNERAIRE  d'un  COMTE  de  SALM  ARDENNES  
 
 
          dans  l'EGLISE  de  SAINT  GENGOUX  à  VIELSALM  
 
 
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Chateau de Salm
La prestigieuse dalle à incrustations d’un chevalier en armure portant les  
  armoiries de Salm découverte dans les ruines de l’église de Vielsalm en avril  
  avril 1953, ne serait-elle pas celle du fils d’Henri VII dernier comte de Salm ?  
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  L’éminent historien Jules Vannérus, informé de la découverte par Georges  
  Bernard (propriétaire des ruines du château à Salmchâteau), de Bruxelles, et  
  Arsène Rollé, de Grand-Halleux, datait cette dalle du XVe siècle et démontra  
  qu’il ne pouvait s’agir que d’Henri VII, comte de Salm, mort en 1415.  
  (J. VANNÉRUS, La pierre tumulaire du dernier comte de Salm-en-Ardenne,  
  Henri VII, mort vers 1415, dans BIALUX, 1954/3-6)  
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  Gaston Remacle, l’historien de Vielsalm, l’attribua à son père le comte Henri VI  
  mort vers 1360.  
  (Journal « L’Annonce de Vielsalm », du 22-08-1954 - G.REMACLE La pierre tombale  
  d'un comte de Salm découverte à Vielsalm en 1953, dans GSHA, n°10, 1979/51-55)  
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  Sur le site de L’Institut Royal du Patrimoine Artistique de Belgique, le monument  
  est daté du XVIe siècle.  
 
  Il est indiscutable que le monument soit similaire aux dalles de la seconde moitié du XIVe siècle, dont le style à perduré  
  bien au-delà de la moitié du XVe. Pour s’en convaincre, il suffit de compulser les ouvrages sur les monuments funéraires  
  en pays mosan, rédigés par Hadrien Kockerols.  
     
  Selon le contremaître des travaux de reconstruction, Alex Yvaney, la dalle se trouvait du côté de l’Épître (à gauche de  
  l’autel), recouverte d’environ 30 cm. de remblai. Elle reposait sur des pierres disposées pour une fondation de mur. Il n’y  
  avait donc pas de fosse ou d’ossements en dessous. Elle avait déjà été déplacée, pour servir de pièce de soutènement.  
  (Note de Gaston Remacle, 24-07-1954)   
     
  Il faut rapprocher de la découverte de la dalle de Vielsalm, celle, plus curieuse, du squelette d’un cheval, à proximité du  
  chœur de l’église, dans l’ancien cimetière ! (Journal « L’Avenir du Luxembourg » du 04-04-1953) Arsène Rollé avait lu  
  dans un manuscrit de l’instituteur Rasse, une note faisant état d’une comtesse de Salm qui fut enterrée avec son cheval  
  favori. (J. VANNÉRUS, La pierre tumulaire du dernier comte de Salm-en-Ardenne, Henri VII, mort vers 1415, dans BIALUX,  
  1954/3) En prenant en considération les risques sanitaires encourus par l’enfouissement d’un animal de cette taille au  
  cœur du village et au su des rigueurs du culte catholique concernant les terres consacrées eu égard aux inhumations  
  (par exemple, les enfants mort-nés ne pouvaient pas y être inhumés), je crois que ce cheval devait revêtir une importance  
  particulière, pour qu’on l’ensevelisse à cet endroit.  
 
   Il est établi que les comtes ne séjournaient que très rarement à Salm. L’inhumation de l’un d’entre eux dans l’église de  
  Vielsalm constituait une exception. Dans les conditions prévues par Henri VII pour l’accession à la propriété du comté de  
  Salm au seigneur de Reifferscheid figurait la recherche du corps de Henri, son fils, mort sur le champ de bataille à Othée  
  (Liège). En outre, il devait s’occuper de sa sépulture. Missions dont le seigneur de Reifferscheid s’était acquitté comme  
  en témoigne le procès de 1456 pour la possession du comté.  
  (J. VANNÉRUS, Les comtes de Salm-en-Ardenne, 1029-1415, seconde partie, t. 52, Arlon, 1921/164)  
 
   Quoi de plus symbolique pour le seigneur de Reifferscheid dont la finalité était l’acquisition du comté de Salm, que de  
  ramener les dépouilles du chevalier, de sa monture, et d’élever un monument dans la première église du comté ? Cette  
  cérémonie exceptionnelle doit avoir eu lieu vers 1408 et a certainement marqué la population locale pour que près de  
  trente ans plus tard, elle réclame l’héritier du seigneur de Reifferscheid comme comte de Salm.  
  (J. VANNÉRUS, Les comtes de Salm-en-Ardenne, 1029-1415, seconde partie, t. 52, Arlon, 1921/165)  
 
      Georges  BENOIT  
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  mise à jour du 17/02/2017